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Les Écrans Noirs: construire une maison pour le cinéma africain
Flashmag! Issue 173 June 2026
En 1997, il franchit une nouvelle étape fondatrice. À travers Écrans Noirs, il contribua à offrir une visibilité internationale aux productions africaines et à plusieurs générations de cinéastes du continent. Ce festival de cinéma africain basé à Yaoundé, Bassek Ba Kobhio l’ a porté pendant des décennies à bout de bras— avec peu de moyens, beaucoup de conviction, et une idée fixe: que le cinéma africain n’ avait pas à mendier une vitrine. Il a aussi monté des classes de cinéma. Avec l’ Unesco. Avec la coopération française. Des jeunes Camerounais ont appris à cadrer, à écrire, à monter grâce à ces structures qu’ il avait imaginées. Il était également directeur de l’ Institut supérieur du cinéma et des professionnels de l’ audiovisuel d’ Afrique centrale( ISCAC) à Yaoundé, premier établissement d’ enseignement supérieur dédié à la cinématographie dans la sous-région. En 2009, le magazine Jeune Afrique le comptait parmi les cinquante personnalités qui font le Cameroun.
La mort d’ un baobab: les hommages d’ un continent endeuillé
Bassek Ba Kobhio s’ est éteint le mardi 12 mai 2026 des suites d’ une insuffisance cardiaque contre laquelle il luttait depuis plusieurs années. Les hommages ont afflué de toute l’ Afrique francophone et au-delà. La scénariste Cynthia Elisabeth écrit: « Douleur pour la grande famille du Cinéma au Cameroun … Grosse perte pour le Cameroun tout entier. Un géant, une icône, le phare de 3 générations, a tiré sa révérence, le Patriarche est parti … Que la terre de nos ancêtres t’ accueille dans la paix Papa Bassek. » David Eboutou, acteur de l’ industrie cinématographique, salue « un homme qui aura été au cœur de la plupart des grandes productions cinématographiques africaines de ces 30 dernières années », concluant: « C’ est un mastodonte de l’ art cinématographique qui est tombé. »
Josephine Baker avec son Guépard
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