30
De 1984 à 2025, La Havane, Cuba: Assata Shakur vit à Cuba, menant une vie sous le couvert d’ une exilée politique, travaillant comme traductrice et s’ impliquant dans des centres d’ études. Elle écrit également des livres, dont son autobiographie. Elle continue de s’ exprimer sur les violations des droits de l’ homme et la situation des prisonniers politiques aux États-Unis.
Vie Quotidienne et Adaptation: La vie à Cuba, bien que moins opulente que celle des États-Unis, lui offre un sentiment de communauté et de paix. Elle y trouve un environnement propice à la guérison et au développement personnel, loin de la“ guerre sociale” qu’ elle ressentait aux États-Unis. Elle se décrit comme une“ esclave échappée du 20e siècle” en raison de la persécution gouvernementale.
Flashmag! Issue 165 October 2025
Pressions Américaines: Les autorités américaines, y compris des présidents comme Donald Trump, ont inlassablement demandé son retour. En 2013, le FBI l’ ajoute à sa liste des“ terroristes les plus recherchés” sous son nom de naissance, Joanne Deborah Chesimard, faisant d’ elle la première femme à y figurer, et offre une récompense d’ un million de dollars pour toute information menant à sa capture, à laquelle s’ ajoute un million de dollars du procureur général du New Jersey. Cuba a systématiquement rejeté ces demandes d’ extradition.
Influence Culturelle: Même en exil, l’ influence d’ Assata Shakur perdure. Elle est considérée comme la marraine du défunt rappeur Tupac Shakur. Le groupe de hip-hop Public Enemy la référence dans sa chanson de 1988“ Rebel Without a Pause”, et Common raconte son histoire dans sa chanson“ A Song for Assata” en 2000. Ses écrits sont devenus un cri de ralliement pour le mouvement Black Lives Matter ces dernières années
30