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À la fin de la cérémonie religieuse, 22 colombes blanches sont lâchées dans le ciel— une pour chaque année de sa vie. Les sites consacrés à Aaliyah sont submergés par le trafic. Les chaînes musicales interrompent leur programmation. Destiny’ s Child, Mariah Carey, DMX, Tyrese et de nombreux artistes parlent publiquement de leur chagrin. Beyoncé se souvient d’ une jeune femme qui avait été parmi les premières à accueillir chaleureusement Destiny’ s Child. La presse parle déjà d’ une « pop princess in the making »: une princesse de la pop qui n’ avait pas encore atteint son plafond. Et c’ est probablement cette sensation qui rend son décès si particulier. On ne pleure pas seulement ce qu’ Aaliyah avait accompli. On pleure tout ce qu’ elle semblait sur le point d’ accomplir.
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La bataille judiciaire
En 2002, les parents d’ Aaliyah, Michael et Diane Haughton, déposent une plainte pour négligence et faute lourde devant la Cour supérieure de Los Angeles. Les défendeurs sont nombreux: Virgin Records— la maison de disques qui avait organisé et financé le tournage— plusieurs sociétés de production vidéo, ainsi que Blackhawk International Airways ellemême. D’ autres familles emboîtent le pas. Les proches d’ Eric Foreman et Anthony Dodd, les deux coiffeurs disparus dans le crash, ainsi que la famille du garde du corps Scott Gallin, portent plainte séparément, réclamant que justice soit faite pour leurs proches, trop souvent réduits, dans la couverture médiatique de l’ époque, à de simples « membres de l’ entourage » d’ une célébrité. Les plaintes sont accablantes: elles reprochent à Virgin d’ avoir engagé une compagnie charter connue pour ses manquements répétés, sans jamais vérifier la compétence réelle du pilote assigné à ce vol. L’ affaire ne connaîtra jamais son procès public tant redouté— et tant attendu par une partie du public, avide de vérité. En 2003, un accord est trouvé: les parents d’ Aaliyah annoncent avoir conclu un règlement à l’ amiable, dont le montant reste confidentiel, avec l’ opérateur de l’ avion, ses propriétaires, ainsi que le courtier ayant organisé l’ affrètement. Une cour d’ appel de Manhattan tranchera par la suite qu’ un procès distinct, intenté par le label Blackground contre le producteur vidéo, ne pouvait être poursuivi:
Flashmag! Edition 175 Aout 2026