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Pour la première fois depuis le début des hostilités commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, le gouvernement chinois a ordonné aux institutions gouvernementales et aux institutions publiques d’abandonner l’usage d’équipements électroniques américains. Cette directive a pour double objectif de favoriser l’usage de technologies locales ainsi que de réduire la dépendance chinoise vis-à-vis des équipementiers américains.
D’après les informations du Financial Times, la directive chinoise émanant du bureau central du Parti Communiste chinois vise à remplacer les quelques 30 millions d’équipements fabriqués aux Etats-Unis d’ici 2022. S’organisant en plusieurs phases, ce remplacement devrait concerner 30% de ces équipements durant l’année 2020, 50% de plus en 2021 et les 20% restants en 2022, d’où le nom de référence « 3-5-2 » donnée à la directive en question. La pression exercée sur les acteurs industriels numériques chinois, à l’instar de Huawei, ZTE, Megvii ou encore Sugon, par les autorités américaines, fait craindre un ralentissement supplémentaire de la croissance économique du pays. Cette dernière est maintenant portée par la stratégie du « Made in China 2025 » sur le plan interne et par la Belt and Road Initiative sur le plan externe. Du côté américain, l’impact direct de cette directive pourrait s’avérer lourd : le chiffre d’affaire cumulé des entreprises technologiques américaines sur le marché chinois s’élevant à environ 150 milliards de dollars par an, bien que la majorité provienne du secteur privé.
Protection des industries clés : l’Allemagne renforce le contrôle des acquisitions étrangères
Dans le cadre de la « Stratégie industrielle 2030 », Peter Altmaier poursuit son plan économique en resserrant encore une fois l’étau sur les investissements étrangers en vue de protéger les sociétés du secteur de la haute technologie.
Face à la montée en puissance de la Chine, notamment dans les secteurs des technologies de pointe, le protectionnisme est au cœur des préoccupations de plusieurs États. Alors que les États-Unis ont promulgué la loi FIRRMA en 2018 et que la France a mis en place une commission d’enquête sur la politique industrielle, l’Allemagne semble poursuivre cette logique et renforcer la protection de ses entreprises spécialisées dans la technologie
L’Allemagne avait déjà fait preuve de prudence l’année dernière quant aux prises de participations de groupes étrangers au capital d’entreprises germaniques. Le ministre allemand avait en outre présenté début 2019 la « Stratégie industrielle 2030 », qui précise que l’État était prêt à intervenir dans les secteurs-clefs grâce à la création d’un nouvel organe dirigeant.
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Flashmag January 2020 www.flashmag.net